Connecter Plan du site Contact

Le comportement sexuel
Le comportement sexuel correspond à l’ensemble des activités motrices qui permettent le plaisir sexuel et la reproduction. Il est sous contrôle nerveux et hormonal. Il est en partie inné et en partie acquis, marqués par les différences des organes sexuels (mâle/ femelle), de l’orientation sexuelle (hétérosexualité/ homosexualité) et de l’identité de genre (masculinité/féminité).
Le comportement sexuel comprend plusieurs variantes qui sont l’asexualité, les caresses et préliminaires, la masturbation, la sexualité vaginale (qui est de loin la plus fréquente), la sexualité orale et la sexualité anale. Chaque variante peut inclure un ensemble de pratiques sexuelles qui sont le plus hétérosexuelles, sinon homosexuelles ou bisexuelles.
La fonction sexuelle
La fonction sexuelle correspond aux étapes de la réalisation sexuelle sans tenir compte du type du comportement sexuel. Ces étapes sont le désir (envie sexuelle), l’excitation et le plaisir (sensation orgasmique).
Elle est déterminée par un ensemble de réactions sexuelles qui ont déterminisme physiologique, psychologique et relationnel. L’altération de ces réactions aboutit à l’apparition des dysfonctions sexuelles.
Les normes sexuelles
Le concept de norme désigne tout un ensemble de valeurs qui contraignent implicitement le comportement des individus en société, définissant un fonctionnement « normal » de celui-ci. Ces valeurs correspondent aux règles socioculturelles qui participent de la gestion des individus tant par le pouvoir que par eux-mêmes et qui se caractérisent par leur évolution dans le temps.
En matière de sexualité, les différentes normes sont :
Statistiques : le normal est ce qui est le plus fréquent. Elles sont mieux connues aujourd’hui avec la multiplicité des études épidémiologiques.
Médicales : le normal est ce qui ne nuit pas à la santé. Il existe donc deux normes médicales à prôner qui sont la prévention des infections sexuellement transmises et la prévention des grossesses non désirées. Ces normes ont beaucoup évolué avec l’évolution des connaissances médicales.
Légales : le normal est ce qui est permis ou non interdit par la loi (agressions sexuelles, prostitution clandestine,…). Ces normes évoluent sous la pression du militantisme social qui a permis de dépénaliser l’homosexualité et le sexe en dehors du cadre du mariage, dans la plupart des pays du monde.
Éthiques et morales : correspondent à l’interdit universel de l’inceste, de la pédophilie, du viol et des autres formes d’agressions sexuelles.
Sociales, culturelles, religieuses : sont les normes les plus puissantes! Elles peuvent être confondues ou dissociées, ce qui favorise leur assouplissement.
Les rôles sexuels
Chaque société a sa conception spécifique des rôles sexuels et de la manière dont gère sa sexualité. Cet effet de la société s’exerce à travers l’éducation qui transmet les représentations sociales. Il n’y a donc pas de sexualité «naturelle», mais une sexualité qui s’apprend face à un partenaire, selon la
Il existe donc des différences au niveau des rôles sexuels entre hommes et femmes qui sont dues aux représentations sociales de la notion de genre et du rôle de genre (féminité/masculinité). Ces différences concernent à la fois la fonction sexuelle (dynamique du désir, modalités d’excitation et expression orgasmique) et la relation (gestion des sentiments, communication)
Identité sexuelle
A la naissance d’un enfant, la première question qui se pose est « fille ou garçon? ». La réponse est en général facile car il suffit d’identifier le sexe (organes génitaux) pour y répondre. Par contre, la réponse à la question « êtes- vous masculin ou féminin? » est plus hésitante et plus nuancée, car le sentiment de masculinité et de féminité correspond au vécu psychologique de l’identité sexuelle. Il y’a donc plusieurs types de « sexes »!
Le sexe biologique est génétique ou chromosomique (caryotype 46 XX ou 46 XY), gonadique (présence des testicules ou des ovaires), et corporel constaté sur la présence des caractères sexuels primaires (organes génitaux internes et externes) à la naissance puis l’apparition des caractères sexuels secondaires à la puberté qui donnent à l’individu son aspect sexuel définitif. Ces différents concepts biologiques définissent l’Identité de sexe.
Le sexe psychologique et social : selon le sexe biologique (surtout corporel), un sexe d’état civil est attribué, sera assigné par les parents (éducation) et auquel l’enfant s’identifie. Ce sexe social détermine l’Identité de genre et constitue un pôle organisateur autour duquel s’affirme l’identité sexuelle.
En général, l’identité de genre (féminin / masculin) est en harmonie avec l’identité de sexe pour donner une identité sexuelle stable.
Orientation sexuelle
L’orientation sexuelle définit l’attirance sexuelle envers des personnes du sexe opposé ou des personnes du même sexe. Elle soulève donc la question de l’homosexualité qui est délicate car souvent passionnée à cause des implications sociales, religieuses, légales et parfois morales.
Sur le plan médical, l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie depuis les années 1970. Elle est aujourd’hui admise comme une variante du comportement sexuel normal et promue au rang de droit sexuel universel par l’association mondiale de santé sexuelle.
Statistiquement, les résultats sont souvent divergents et peu valides à cause de plusieurs difficultés méthodologiques. De manière globale, la population homosexuelle masculine serait de l’ordre de 5% et serait à la fréquence de l’homosexualité chez les femmes qui est de l’ordre de 3%.
Ces chiffres sont à distinguer de ceux relatifs aux relations homosexuelles transitoires à l’adolescence qui peuvent atteindre le taux de 30% chez les garçons (moins de données chez les filles).