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Sexualité et grossesse Embryon

La période de la grossesse s’accompagne de modifications anatomiques, physiologiques et psychologiques, ayant plusieurs impacts sur la vie du couple :
• Augmentation de la sensibilité, de la tension et du volume mammaire, augmentation de la taille de l’utérus qui devient abdominal
• Augmentation de la sécrétion hormonale œstroprogestative
• Peur d’une fausse couche, peurs pour l’enfant à naitre…
Même si le désir sexuel semble rester le même au cours de la grossesse pour 60% des femmes, globalement, la sexualité diminue en fréquence et en intensité au cours de la grossesse.
La sexualité évolue en fonction de l’âge gestationnel :
• Au premier trimestre ; les nausées, la somnolence, la fatigue et les modifications de l’odorat perturbent la sexualité. L’échographie permet de prendre conscience du futur bébé, ce qui ne doit pas modifier la sexualité car le rapport ne le dérange pas.
• Le deuxième trimestre est une période privilégiée d’épanouissement physique et psychique. Le ventre est rond mais ne constitue pas un obstacle à une vie sexuelle épanouie ; d’autant que le désir sexuel peut s’intensifier. En dehors de pathologies particulières, il n’y a pas de contre-indications à la sexualité.
• Au troisième trimestre, les statistiques objectivent une diminution de la fréquence des rapports sexuels pour deux tiers des femmes. Le volume de l’utérus impose une adaptation des positions sexuelles (positions de côté ou en genu-pectoral sont conseillées), mais en dehors des risques d’accouchement prématuré, la sexualité est permise.
Certains risques allégués à la sexualité sont faux :
– Les rapports sexuels ne sont pas responsables de fausses couches spontanées du premier trimestre de la grossesse.
– L’orgasme n’est pas habituellement responsable de contractions aux premier et deuxième trimestres de la grossesse.
Toutefois, le col utérin est plus fragile et la douceur est recommandée lors de la pénétration.
En cas de grossesse à risque, les rapports sexuels sont à éviter si un lien a été établi entre sexualité et contractions utérines.

 Si la grossesse est d’évolution normale, la sexualité peut être vécue en toute liberté. Plus la grossesse avance en âge, plus la douceur et la tendresse doivent être la préoccupation des couples.

 

Sexualité et post-partum

 
Le post-partum est une période de vulnérabilité physique, psychique et émotionnelle, pendant laquelle la préoccupation maternelle primaire devient le lien mère-enfant. Il se produit un bouleversement identitaire et une modification des codes d’attraction physique, laissant peu de place à l’épanouissement sexuel.
Plusieurs éléments contribuent à altérer la sexualité du post-partum, confrontant le couple à des difficultés :
• La fatigue de l’accouchement et les douleurs périnéales.
La douleur périnéale survient plus fréquemment et persiste pendant une période plus longue après un accouchement par forceps, vacuum, ou un accouchement par le siège comparée à un accouchement normal. D’autres facteurs de risque peuvent être ajouté, tels que les sutures périnéales et la primiparité.
• Les soins prodigués au nouveau-né, les fréquents réveils nocturnes, l’allaitement peuvent éloigner les partenaires.
• Des variations hormonales physiologiques (chute d’œstrogènes, pic de prolactine) en rapport avec l’allaitement peuvent amoindrir chez la femme le désir et le plaisir.
• Le post-partum blues concerne 30 à 80% des femmes et ne dépasse pas cinq jours. Au-delà, il existe une probabilité élevée de développer en dépression du postpartum, dont le dépistage est fondamental.

 Globalement, les réactions physiologiques génitales sont ralenties en intensité et en durée, jusqu’à environ 3 mois du postpartum. Mais il est important de souligner que la reprise de la sexualité dépend beaucoup du fonctionnement antérieur.